Une nouvelle étude sur la population indique un risque accru d’infection et de prescriptions d’antibiotiques associé aux procédures semi-invasives avec des sondes échographiques.

L’étude met en évidence l’importance du respect des processus corrects de désinfection de haut niveau pour les procédures endocavitaires, afin d’éviter une augmentation du risque d’infection. La première étude sur la population de ce genre, effectuée par les organismes écossais Health Protection Scotland et NHS Scotland, a mis en évidence un risque plus élevé de prélèvements microbiologiques positifs et de prescriptions d’antibiotiques chez les adultes ayant subi, au cours des 30 jours précédents, des procédures échographiques semiinvasives
pour lesquelles la désinfection de haut niveau ne constituait pas une norme de diligence.1

  • L’étude a montré que, dans les 30 jours suivant un examen échographique endovaginal, 41 % (TR=1,41) des patients étaient plus susceptibles d’avoir des cultures bactériennes positives et 26 % (TR=1,26) plus susceptibles de se voir prescrire une antibiothérapie que des patients similaires soumis à une procédure gynécologique sans échographie (p<0,001).
  • Dans le cas d’un examen endorectal, les patients étaient 3,4 (TR=3,4) fois plus susceptibles d’avoir des cultures bactériennes positives et 75 % (TR=1,75) d’entre eux plus susceptibles de se voir prescrire une antibiothérapie (p<0,001).

Informations supplémentaires

  1. Health Protection Scotland, NHS National Services Scotland. NHSScotland Risk Based Recommendations for the Decontamination of Semi-Invasive Ultrasound Probes: Risk of infection following semi-invasive ultrasound procedures in Scotland, 2010 to 2016. Version 1.0. October 2017. Accessible at: http://www.hps.scot.nhs.uk/pubs/detail.aspx?id=3366